Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger
   Edito 2013

                                                                 

En ces temps de crises à répétition, économique, sociale, politique, identitaire, culturelle, voire psychologique,
il est secourable de rappeler des fondamentaux :
s’agissant d’images et de sons méditerranéens,
relevons la quadruple profondeur historique :
non seulement gréco-romaine, signalée automatiquement d’habitude,
mais aussi pharaonique,
mais aussi l’antiquité arabe.
Si la rive nord de la Méditerranée c’est le miracle grec, la Renaissance, les Lumières, les révolutions industrielle, technologique, la rive sud c’est le premier jour de la civilisation, qui est pharaonique,
l’antiquité arabe qui est la Première Renaissance,
le dionysiaque en complément de l’aufklarung,
la Modernité tragique des Taha Hussein, Naguib Mahfouz, Chadi Abdessalam,
la refondation désirée d’aujourd’hui.
Une manifestation culturelle méditerranéenne telle que le FCMMT,
devrait faire vivre aujourd’hui cette histoire, cette culture, et leurs idéaux,
de liberté, de sciences, des lettres et des beaux-arts.           
      
Moumen Smihi
Cinéaste marocain