Festival National du Film
   7ème édition - Oujda 2003
     Edito



Le cinéma marocain est un cinéma de volonté : celle des réalisateurs confrontés au parcours du combattant pour réaliser leurs projets; celle des comédiens que leur art ne nourrit que modestement ; celle des pouvoirs publics qui font de leur mieux malgré les priorités ; celle des partenaires institutionnels enfin qui croient en la capacité de l'image et au rôle social et culturel du cinéaste.

Avec le Festival National du Film (FNF) une autre volonté émerge , celle qui consiste à créer la synergie nécessaire entre secteurs public et privé pour trouver l'alternance au financement de toutes les activités qui participent au développement du cinéma marocain : production , exploitation , formation aux métiers du cinéma et de l'audiovisuel.

Dans cette perspective , il nous paraît aussi indispensable de consolider les bases du FNF par une production régulière et un financement élargi afin d'assurer la régularité en vue d'une procuration soutenue du cinéma marocain , et plus généralement celle des valeurs culturelles.

Que de chemin parcouru par le Festival National du Film depuis sa création en 1982. En effet, le FNF a survécu à toutes les péripéties de son histoire. A la septième édition, il souffle presque ses 20 bougies, un âge où l'on corrige les erreurs d'adolescent, pour renforcer les acquis et mieux orienter les actions à venir.
C'est à dire que l'heure de l'amateurisme et celle du tâtonnement est plus que jamais, et depuis longtemps révolue. Place au professionnalisme et à la rigueur estampillée du sceau des nouvelles technologies de l'information et de la communication.

A l'heure où nous entrons de plein pied dans le monde nouveau, le FNF veut occuper la place qui est la sienne, à savoir : s'affirmer désormais comme un maillon de la chaîne indissociable à la production cinématographique marocaine Les cinéastes sont donc invités à prendre leur responsabilité pour un rayonnement radieux du cinéma national. C'est seulement à cette condition que le Maroc, à travers son cinéma, pourra se faire valoir et prévaloir partout où il sera interpellé.



SOUHEL BENBARKA
DIRECTEUR GENERAL DU CENTRE
CINEMATOGRAPHIQUE MAROCAIN